Tout à commencé plusieurs mois auparavant… 

Jérome est une personne que je connaissais bien…  par internet ! Nous partageons la meme passion pour la photo et la vidéo, mais surtout le même entrain pour les cameras GoPro… nous nous sommes découverts en premier lieu sur Instagram, puis l’aventure a continué sur Facebook et son célèbre messenger… Ces relations par rapport au réseaux sociaux n’ont jamais été ma tasse de thé. Mais force est de constater que je me suis laissé prendre au jeu !

A tel point que des discussions de plusieurs heures s’en sont suivies (et perdure toujours) !

Un jour, nous nous sommes lancés un défi, partir faire un bivouac dans les Alpes.. il faut dire que le cahier des charges n’était pas très étoffé. Jérome avait repéré un lieu, un barrage monumental dans le Beaufortain, le barrage de Roselend…

Alors on commence à faire des screens sur Google Maps, tracer quelques itinéraires à proximité du barrage, le lieu du bivouac, etc… mais l’improvisation est et restera le mot d’ordre de cette aventure, pour le pire… et surtout pour le meilleur !

Plusieurs semaines à scruter et prier la Météo n’y auront rien fait, nous avions bloqué nos dates pour fin mai, et plus le jour « J » se rapprochait, plus la météo devenait incertaine… Grosses chutes de neige deux jours avant notre départ… pluies annoncées… Bref, nous savions que si fenêtre de tir il y avait, elle ne serait pas énorme… mais quand faut y aller, faut y aller !

10H30

Je passe donc chercher Jérome à Beaune, se parler de vive voix change radicalement la donne ! On échange beaucoup sur notre materiel, nos techniques…  Le trajet passe vite et bien, enfin bien jusqu’à notre passage entre la Chartreuse et le massif des Bauges… Jusqu’ici le temps était plutôt couvert, mais là, ce sont des pluies diluviennes qui s’invitent à la fête… qu’importe, cela n’entache en  rien notre motivation !

14H

Après un petit encas pris sur Albertville, nous revoici sur la route direction Beaufort ! Magnifique village que nous traversons d’une traite. Et oui nous sommes tellement proche du but, que la tentation d’aller voir ce somptueux barrage et par la même occasion notre futur lieux de tournage est trop grande. On commence à prendre de l’altitude avec cette route qui mène au col de Méraillet, et plus les lacets se succèdent, plus la brume se fait épaisse, trois épingles de plus, et là … la neige…

Nous nous attendions à tout… mais ce scénario commençait sérieusement à sentir le roussi …

15H – 16H

J’avoue avoir été tellement déboussolé par ce que nous avons trouvé là haut, que je n’ai même pas pris le temps (ou la peine) de prendre quelques clichés, la déception commençait à gagner du terrain…

Alors, nous décidons de monter voir l’endroit que nous avions repéré pour le bivouac, on remonte en voiture pour contourner le lac, et là … après quelques kilomètres, on se retrouve simplement face à face avec un mur de neige d’environ 2m de haut (je vous rappelle que l’on est le 23 Mai !), et un panneau route fermée… c’était simplement irréel !

17H – 21H

Nous avons dû faire l’aller retour Beaufort – Lac de Roselend pas moins de 3 fois dans l’après midi ! Comme si cela pouvait conjurer le sort, comme si le fait de redescendre dans la vallée puis remonter pouvait opérer tel un « reset » ! Nous étions complètement désarçonnés…

Désarçonnés au point de chercher dans les endroits les plus improbables, un point de chute pour la nuit (nous avons même envisagé une cabane à sandwich en ruine), puis la raison a repris le dessus !

Nous sommes redescendus sur Beaufort, sur la place du marché couvert. Apres s’être envoyé une flopée de tartine à la terrine de lapin, nous nous sommes finalement rabattus sur un hôtel…

21H30

Nous voilà donc devant l’hotel du Grand Mont ! Une grande histoire !

Une fois passé la porte d’entrée, nous tombons nez à nez avec trois piliers de comptoir, fort imbibés sympathiques… mais pas de réceptionniste ! Un des piliers nous dit qu’elle vient d’aller se coucher !!!   Apres une attente d’environ 1/2 heure nous partons à la recherche de celle-ci… On ouvre quelques portes… sans résultat… le reste des clients l’appelle dans la montée d’escalier qui mène aux chambres, quand soudain, la femme descend d’on ne sait où… et à vrai dire, on ne sait pas non plus comment !

Même si elle avait visiblement bien fait la fête avec ses convives, elle arrive à mettre la main sur son carnet de réservation… et là, elle nous dégote la crème de la crème !

Une chambre gigantesque avec 2 lits doubles, et à un tarif défiant toute concurrence, elle y rajoute une ristourne ! Royal !

Apres s’être déchargés de notre équipement, nous avons discuté plus d’une heure avec Jérome sur GoPro, les réseaux sociaux, etc..

Puis nous sommes tombés bien vite dans les bras de Morphée…

J’avoue avoir sacrément bien dormi, je n’ai pas vu passé la nuit, un sommeil bien lourd et profond. Du moins jusqu’à ce que Jerome défonce littéralement la porte de ma chambre au petit matin en criant « Put*** Mec ! Y fait trop beau ! »

Je saute du lit, ouvre la fenêtre… et là …

… Le miracle tant attendu s’était produit !

Notre fenêtre de tir était là, juste sous nos yeux… et celle ci, nous n’allions pas la laisser passer, croyez moi !


A SUIVRE !

About me and my life


Amoureux de la nature et de la photographie, j'aime autant emmener ma famille dans des microaventures que de bivouaquer à plus de 2000m .

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